La CSC Services publics estime que la réduction de la partie variable de la prime de fin d'année, qui passerait de 2,5% à 1%, rapportant au passage à la Citadelle 2,25 millions d'euros, impactera considérablement les travailleurs à temps partiel et les échelles barémiques les plus basses.

La CSC souligne aussi que la mesure visant à remplacer la prime forfaitaire, liée aux prestations inconfortables (week-end, dimanche, nuit, horaires variables,...), par une prime à la prestation contribuerait à diminuer de près de 100 euros bruts par mois les salaires les plus bas, permettant ainsi à l'institution hospitalière d'économiser 1,2 million d'euros.

Enfin, la CSC dénonce la non-reconduction des contrats de remplacement ou à durée déterminée, soit quelque 35 équivalents temps-plein. Ce qui représente une économie de 1,5 million d'euros. Le CHR de la Citadelle fonctionnera en 2018 avec 2.595 personnes alors qu'il en comptait encore 2.699 en 2016.

Le syndicat chrétien signale aussi la contribution médicale "quasi inexistante". "Il est ici question de permettre aux médecins d'augmenter de 50% leurs suppléments d'honoraires en chambre individuelle, soit passer de 200% à 250%, les 50% supplémentaires seraient reversés à l'institution. Autant dire que c'est encore une fois le patient qui sera mis à contribution", s'indigne la délégation CSC Services Publics.

Les organisations syndicales s'opposent à ces mesures d'économies et remettront en front commun, le 22 décembre, date du Conseil d'Administration, un courrier à ses membres afin de leur demander de ne pas approuver ce plan. Des négociations seront ouvertes dès le 12 janvier, pour un mois, afin de permettre aux organisations syndicales de proposer à l'autorité des mesures alternatives aux propositions mises sur la table.